La réduction mammaire : démêler le vrai du faux

10 décembre 2018


reduction mammaire

Lorsqu’une femme a une forte poitrine et que celle-ci la complexe, ou lui rend la vie de tous les jours difficile, elle peut envisager une réduction mammaire. Une solution de chirurgie esthétique qui permet aux femmes de se réconcilier avec leur décolleté, mais qui peut parfois entraîner quelques interrogations. En effet, certaines questions se posent, comme celle de la possibilité de pouvoir allaiter après une plastie mammaire ou encore le délai nécessaire avant de pouvoir envisager une grossesse. Explications et éclairements pour démêler le vrai du faux afin d’apporter les réponses essentielles pour pouvoir sauter le pas en toute confiance et au bon moment :

La réduction mammaire : un frein à l’allaitement ?

Lorsqu’une femme envisage une opération pour réduire la taille de sa poitrine, l’une des premières questions qu’elle se pose concerne la possibilité de pouvoir allaiter à la suite de l’intervention. Une interrogation légitime puisque la réduction mammaire est une opération qui touche directement à la féminité de la patiente. En effet, celle-ci consiste à alléger les poitrines trop volumineuses afin de redonner une harmonie naturelle à la silhouette et/ou soulager le corps d’un déséquilibre trop important.

 

Afin de bien répondre au questionnement des femmes concernées par cette intervention, il faut tout d’abord comprendre le fonctionnement de l’organisme féminin et notamment le processus de lactation. La faculté de pouvoir allaiter chez la femme réside dans plusieurs facteurs. En effet, le processus nécessite une glande mammaire fonctionnelle – c’est-à-dire réceptive aux signaux hormonaux – des canaux galactophores qui marchent pour l’acheminement du lait, la préservation de la sensibilité naturelle au niveau du mamelon et un système nerveux assurant normalement la transmission des informations hormonales pour la production des hormones indispensables à l’allaitement – l’ocytocine et la prolactine. Ces facteurs anatomiques et hormonaux sont essentiels pour garantir la bonne fonctionnalité du processus.

 

Lors d’une plastie de réduction mammaire, le médecin opère des modifications sur la poitrine de la patiente qui peuvent, en fonction de l’importance de la l’hypertrophie, toucher au système de l’allaitement – sans pour autant empêcher celui-ci de fonctionner normalement. Les nouvelles techniques permettent dans la plus grande majorité des cas de préserver la fonctionnalité des seins et donc la possibilité d’un allaitement ultérieur. Durant l’acte chirurgical, le type de réduction pratiqué sera adapté à la situation de départ de la patiente. En effet, il existe deux gestes différents qui peuvent être appliqués :

 

> Une réduction mammaire pour corriger une ptôse faible à modérée – c’est-à-dire un phénomène léger de seins tombants. Cette chirurgie permet de conserver les canaux galactophores et donc garantir la fonction d’allaitement ;

 

> Une réduction plus ou moins importante lors de ptôses mammaires plus conséquentes. Dans ce cas, l’incision est réalisée tout autour de l’aréole ainsi que verticalement sous le sein afin de pouvoir rétablir le galbe du sein. Cette intervention peut nécessiter la section d’une partie des canaux galactophores et des rameaux nerveux sensitifs ce qui peut, dans de rares cas, nuire à la capacité d’allaiter.

 

Après une réduction mammaire, l’allaitement est donc possible grâce à la conservation de certaines conditions : les canaux galactophores sont préservés, les rameaux nerveux se sont reconstruits lors de la cicatrisation, le tissu mammaire est suffisant pour permettre le bon fonctionnement du processus de lactation et la sensibilité de l’aréole est rétablie. Grâce aux respects de ces conditions, l’allaitement est alors possible suite à la réduction mammaire.

 

Toutefois, lorsqu’une telle intervention est envisagée et dans le cas où l’opération adaptée à la patiente pourrait rendre le processus de lactation difficile, certaines femmes qui souhaitent allaiter leur futur enfant peuvent avoir envie de vivre une grossesse avant d’être opérée.

Il faut noter également qu’après l’accouchement, un délai de 6 mois devra être observé avant d’envisager l’opération – temps nécessaire pour le corps afin de se stabiliser. Cependant, lorsque l’acte chirurgical est réalisé antérieurement, la question du temps de repos préalable à une grossesse se pose également pour les patientes.

 

Quel délai entre une réduction mammaire et une grossesse ?

Lors d’une plastie mammaire de réduction, il est conseillé à la patiente d’attendre au moins 6 mois, voire une année complète après l’intervention, avant d’entreprendre une nouvelle grossesse. En effet, ce délai permet de laisser le temps aux canaux et aux tissus opérés de se remettre complètement, mais également à la peau de bien cicatriser après cette opération. De plus, plus la patiente attendra, plus le corps aura le temps de se reconstruire : ses chances de pouvoir allaiter sans difficulté en seront d’autant plus augmentées.

Il faut également noter que la grossesse chez une femme entraîne un certain nombre de changements notamment des modifications de poids, mais aussi des variations hormonales. Des bouleversements qui peuvent contrarier les résultats esthétiques de l’intervention.

 

Dans la majorité des cas, les femmes ayant subi une opération de réduction mammaire garde la possibilité de pouvoir allaiter. Le maintien de la fonctionnalité dépend notamment à la fois de l’expertise du chirurgien qui préservera au maximum les canaux et la glande mammaire, et du type de chirurgie pratiquée sur la patiente ainsi que de la capacité de son organisme à se régénérer plus ou moins rapidement. Le temps patienté entre la réduction mammaire et la grossesse sera également bénéfique pour garantir le potentiel de lactation puisque plus le délai observé sera important, plus la personne laissera l’opportunité à son corps et à ses seins de cicatriser complètement dans l’éventualité d’un allaitement futur.

 

Cliquez ici pour plus d’informations sur la réduction mammaire !