La rhinoplastie et le nombre d’or : la quête du nez parfait

5 septembre 2019


Rhinoplastie

Le nez est incontestablement l’une des parties du corps qui se remarque le plus. Pour cause, il se situe en plein milieu du visage ! Certains le trouvent trop large, d’autres trop bossu ou encore légèrement tordu, … Le nez est au centre de toutes les attentions et la rhinoplastie constitue ainsi l’une des premières opérations de chirurgie esthétique pratiquée dans le monde. Utilisée depuis plus d’un siècle, la rhinoplastie a fortement évolué au cours des dernières années. Pour parvenir à un résultat harmonieux, les plasticiens réalisent de nombreux calculs. Le nombre d’or est d’ailleurs très utilisé. Alors, quand peut-on parler de nez idéal ?

 

Le travail de repérage

En premier lieu, lorsque le patient souhaite se faire opérer d’une rhinoplastie, le chirurgien commence par faire du repérage et par analyser sa morphologie du visage. Il réalise des photos de face et de profil pour étudier précisément le futur modelage à réaliser. A l’aide d’un double décimètre, il cible différents points stratégiques sur le patient et définit des axes et des plans de référence. Des lignes horizontales et verticales sont dessinées sur les photos et le plan dit de Francfort est très utilisé pour analyser le profil. Ces repérages, associés à des calculs précis, permettent d’aboutir à des simulations assistées par ordinateur, qui donnent un aperçu du visage futur du patient, après opération.

 

Le nombre d’or pour trouver les proportions idéales

Pour qu’un nez soit idéal, il doit être de taille harmonieuse avec les autres éléments du visage, et correctement situé par rapport à ses autres parties structurantes comme le menton, la bouche, les yeux ou le front. Or, c’est à partir de l’Antiquité que sont apparus les premiers calculs servant à obtenir des références chiffrées et concrètes de ce concept assez subjectif qu’est la beauté. Plus tard, de grands scientifiques de la Renaissance, dont le célèbre Léonard de Vinci, ont eux aussi grandement contribué à la définition de proportions divines, en utilisant, entre autres, le nombre d’or. Ces études ont permis de démontrer que le nombre d’or se retrouvait dans de nombreuses parties du corps humain. Ce chiffre précis permet de calculer des proportions idéales. Se basant sur ces théories, la rhinoplastie a ensuite évolué grâce à certains grands pionniers de la médecine esthétique comme les Américains Byrd ou Pauwel.

 

L’utilisation concrète du nombre d’or dans les rhinoplasties

Le nombre d’or est une proportion géométrique très utilisée dans de nombreux domaines. Il équivaut à environ 1,618033… Les chirurgiens plastiques utilisent alors un outil spécifique pour vérifier cette proportion du visage. Ils se munissent d’un combat ayant la spécificité d’avoir un côté avec un écartement 1,618 fois plus grand que le petit côté. Ensuite, ils vérifient que les rapports suivants équivalent au nombre d’or :

 

– La largeur du nez / la distance entre les narines

– La distance entre les lèvres et l’espace entre les sourcils / la longueur du nez

– La longueur de la bouche / la largeur du nez

 

Cette proportionnalité a un rôle primordial en chirurgie et définit l’emplacement idéal de ce que l’on appelle les points remarquables d’un visage. Elle permet de définir concrètement une harmonie qui semble, de prime abord, subjective. Par ailleurs, comme ces proportions sont propres à chaque individu, la rhinoplastie idéale n’implique pas forcément la création d’un nez universel. Elle vise uniquement à moduler les formes et les volumes sur un visage tout en façonnant un nez personnel à chacun.

 

Lorsqu’un nez ne respecte pas les proportions du nombre d’or

Même si, de manière générale, la nature est bien faite, il arrive fréquemment que le visage ne respecte pas ces règles relatives au nombre d’or. Les disgrâces du nez sont très variées mais sont regroupées en quatre grandes catégories. Le manque de proportion peut concerner quatre angles différents :

 

– L’angle nasofrontal, c’est-à-dire celui formé par le croisement de l’arête du nez et du front. Lorsque cet angle est inférieur à 115° pour les femmes et 130° pour les hommes, il donne naissance à un nez trop court. S’il est supérieur à 130° chez les femmes et 150° chez les hommes, il donne un nez trop long.

– L’angle nasofacial, formé par la ligne du menton et celle de l’arête du nez. Il doit être compris entre 30° et 40°, pour les hommes comme pour les femmes.

– L’angle nasolabial, dessiné par la ligne au-dessus des lèvres et celle au-dessous du nez. Idéalement, il doit être plutôt fermé pour les hommes, entre 90° et 100°, et plus ouvert pour les femmes, entre 110° et 120°.

– L’angle cervico-mentonnier, formé par l’axe partant du front au menton et celui du dessous du menton. Ces deux lignes doivent normalement être perpendiculaires.

 

À cela s’ajoute également d’autres difformités nasales, au niveau du dessus du nez, pouvant former une bosse, lorsque la pointe du nez est trop charnue ou trop fine, ou lorsque le nez est trop long. De même, avec l’âge et le vieillissement de la peau, certaines parties du nez peuvent devenir plus pendantes ou se rétracter, sous l’effet d’un cartilage contracté. Dans tous les cas, la rhinoplastie repose sur une étude approfondie et individuelle. Mais l’opération n’est jamais faite au hasard, au gré des envies artistiques du praticien. La rhinoplastie est une science mesurée qui respecte des proportions idéales définies depuis maintenant plusieurs siècles.

 

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